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L’antisémitisme à l’ère du “do it yourself” à l’Université George Washington

Une étudiante juive de l’Université George Washington, située comme son nom ne l’indique pas forcément à Washington D.C., la capitale fédérale des États-Unis, a déposé une plainte, affirmant être la cible de manifestations d’antisémitisme.

Celles-ci avaient, expliquait-elle, pris la forme de croix gammées tracées sur la porte de son logement.

L’affaire fut, comme il se doit, immédiatement prise très au sérieux, et les média s’en sont emparés tout aussitôt (ce qui l’est moins, c’est que les victimes d’incidents de même nature, appartenant d’autres groupes ethniques ou religieux ne font en général pas l’objet de la même sollicitude médiatique).

Et bien entendu les sirènes de la propagande des officines du lobby juif * américain se sont mises en marche, l’étudiante se répandant en interviews à répétition.

Le FBI a donc ouvert une enquête illico. Et, comme à la télé, il a placé une caméra discrète dans le couloir.

Surprise surprise ! Que voit-on sur les images prises par cette caméra ?  On y voit que la plaignante est elle-même l’auteur des honteux graffiti. Son but : apparemment augmenter ses chances de faire une carrière au sein du Mossad !

Il ne s’agit évidemment pas de soutenir que toutes les manifestations d’antisémitisme sont des inventions pures et simples de ceux qui les dénoncent et s’en plaignent.

Il n’en reste pas moins que le cas n’est pas unique, et qu’on en a connu aussi de ce côté de l’Atlantique, notamment en France. Et aussi que ce n’est pas vraiment une nouveauté : les services secrets israéliens ont perpétré des attentats en Irak dans le but de provoquer l’exode vers Israël de la communauté juive de Bagdad, dont l’enthousiasme sioniste n’était pas suffisant.


* le terme « lobby » n’a pas aux States la connotation qu’on lui donne parfois ici, et les organisations en question revendiquent sans complexe leur appartenance à un « lobby juif »

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