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La police bruxelloise joue les larbins pour l’ambassadrice d’Israël

Quand on parle de la complicité des autorités belges avec Israël, on n’imagine pas jusqu’à quel point c’est une réalité tangible.

Il ne s’agit pas seulement de regarder ailleurs pendant que les assassins sont à l’œuvre.
Il ne s’agit pas seulement d’escamoter ces stupides clauses des accords entre l’Union européenne et Israël qui concernent le respect des droits de l’homme ou celles qui concernent les conditions dans lesquelles les produits israéliens peuvent bénéficier de tarifs douaniers préférentiels.
Il ne s’agit pas seulement de répéter comme des robots qu’Israël a “le droit de se défendre” alors qu’il n’a pas été attaqué, mais qu’il est prié, si possible, de le faire sans “violence disproportionnée” (histoire de ne pas déranger les voisins) alors que – disproportionnée ou pas – sa violence est inacceptable et inqualifiable.

Non, il s’agit aussi de rendre des petits services. De mettre les larbins du système au service de « Madame l’ambassadeur« , quand elle a organisé une petite manif de soutien au gouvernement criminel dont elle est elle-même le larbin. Cela donne ceci : [sorry, la vidéo a été censurée par YouTube]

youtube_censure

Non, vous ne rêvez pas : un flic (puisqu’il parle dans le micro du car de police, on suppose  de prime abord que c’en est un) : ce mec là, à droite, dit « s’il vous plaît » et « merci« , et « je demande à toutes les personnes qui sont là de se déplacer…« , « Madame l’ambassadeur va arriver…« .

Mais on n’a jamais entendu, dans une manif, la police faire des ronds de jambe de la sorte. Et comme à la fin de la vidéo l’individu non identifié se mêle aux manifestants il faut plutôt croire que c’est un agent de l’ambassa(-mosa)d ?

Et puis, « Mme l’Ambassadeur » arrive… et la police met à sa disposition ses moyens techniques, pour qu’elle puisse déverser ses mensonges d’État et cracher sur le cadavre encore chaud des victimes de la sauvagerie de l’État voyou qu’elle représente.

Le plus vomitif étant évidemment qu’elle ose conclure « nous ne sommes pas en guerre avec le peuple palestinien« . Comme le gangster qui en sortant de la banque dont il vient de flinguer le personnel et quelques clients qui passaient par là donnerait des interviews et dirait, magnanime, « je ne suis pas en guerre avec cette banque… mais je garde le butin, cela va de soi« .

Désormais, donc, on a le droit d’exiger des flics qu’ils mettent leurs moyens techniques à la disposition des mani­fes­tants. On n’y manquera pas !

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