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La Justice suisse s’intéresse à Tzipi Livni et à ses crimes de guerre

Selon Swissinfo.ch, les services du Procureur général suisse étudient actuellement une plainte qui a été introduite contre l’ancienne ministre des Affaire étrangères d’Israël Tzipi Livni, qu’une association pro-palestinienne basée à Genève accuse de crimes de guerre.

Livni s’est récemment rendue à Lugano, dans le sud de la Suisse, à l’occasion d’une cérémonie organisée par l’association Suisse-Israël pour célébrer le 69ème anniversaire de la proclamation de l’État d’Israël.

Swissinfo.ch cite une information du quotidien Le Temps, selon laquelle une plainte a été déposée par c0147Urgence Palestine”, une association basée à Genève, pour le rôle de l’ancienne ministre a joué lors de la meurtrière opération militaire baptisée “Plomb Fondu” contre la population de Gaza, en décembre 2008-janvier 2009. 

L’opération “Plomb Fondu” avait donné lieu à une semaine entière de bombardement aériens et d’intenses tirs d’artillerie, suivie d’une invasion terrestre du territoire surpeuplé totalement bouclé, de sorte que la population civile n’avait même pas la possibilité de fuir. 

Par la suite, une mission d’enquête de l’ONU avait établi – et malgré les intenses efforts de l’appareil de propagande israélien et de ses alliés de par le monde – que «il est clair, selon les preuves recueillies par la Mission que la destruction des installations d’approvisionnement alimentaire, des systèmes d’assainissement de l’eau, des usines à béton et de maisons résidentielles est le résultat d’une politique délibérée et systématique par les forces armées israéliennes. Il n’a pas été effectué parce que ces équipements présentaient une menace militaire ou un risque, mais pour rendre le processus quotidien de la vie, de façon digne, plus difficile pour la population civile» et aussi que «les opérations ont été soigneusement planifiées dans toutes leurs phases. Des avis et conseils juridiques ont été donnés à toutes les étapes de la planification et à certains niveaux opérationnels lors de la campagne. Il n’y avait presque pas de fautes commises, selon le gouvernement d’Israël. C’est dans ces circonstances que la Mission conclut que ce qui s’est passé en à peine plus de trois semaines à la fin de 2008 et au début de 2009 a été une attaque délibérément disproportionnée et conçues pour punir, humilier et terroriser une population civile, radicalement diminuer sa capacité économique locale de travailler et subvenir à ses besoins primaires, et de forcer un sens de dépendance et de vulnérabilité additionnel»

Autrement dit, l’agression israélienne n’avait eu en aucune manière pour objectif d’anéantir une prétendue menace militaire (les tirs de Qassam vers des villes israéliennes, la plupart du temps inoffensifs) mais visait une population civile totalement désarmée, qui au surplus était mise dans la totale incapacité de fuir. (On trouvera un résumé officiel du rapport de la mission d’enquête de l’ONU ICI).

Un représentant de l’ONG “Trial International”, qui lutte contre l’impunité des auteurs de crimes de guerre, a estimé que “la Suisse a le devoir d’agir contre les personnes suspectées de crimes de guerre lorsqu’elles pénètrent sur son territoire. Si la Suisse rouvre une enquête, c’est conforme au droit suisse”.

En janvier 2017, Livni avait renoncé à venir en Belgique, par crainte d’être interpellée par la Justice belge, car elle est visée en Belgique par le même type de plainte qu’en Suisse. Elle avait invoqué “des raisons personnelles” pour annuler ce voyage.

En décembre 2009, elle avait annulé un déplacement à Londres, toujours pour le même genre de “raisons personnelles” : Tzipi Livni est une criminelle de guerre et dans certains pays elle pourrait avoir à rendre compte de ses actes.

 

 

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