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La France marginalisée dans la diplomatie de l’U.E., le Proche-Orient n’en est pas moins confié à un de ses diplomates

La France se plaint, si on en croit « Le Figaro », d’être marginalisée au sein du « Service d’Action Extérieure » de l’Union Europenne (in english : European External Action Service » – EEAS), où grâce à l’influence de Catherine Ashton des bataillons de diplomates anglo-saxons auraient supplanté les candidats proposés par Paris.

Sur 17 directions et sous-directions au sein du EEAS, écrit Le Figaro, les britanniques en raflent 5, alors que 2 seule­ment échoient à la France. Mais pas n’importe lesquelles : les « Droits de l’Homme« , confiés à Mme Véronique Arnault, et le « Proche-Orient« , dont s’occupera Hughes Mingarelli, qui dans le passe s’est davantage occupé de l’Europe de l’est, puisque c’est un ancien de l’Agence de reconstruction en ex-Yougoslavie (2000-2002), ancien responsable des relations Ukraine-Belarus-moldova et ex-CEI à la DG Relations extérieures (1999-2000), et ex-desk officer pour le Nigeria à la  DG Développement (avant 1990).

Quoi qu’il en soit, sachant ce que sont les options politiques du gouvernement Sarkozy-Fillon (ou désormais Fillon-Sarkozy ?) à propos du Proche-Orient, la cohabitation pourrait être difficile entre les deux diplomates français rescapés de l’invasion anglo-saxonne de l’EEAS, pour peu qu’ils prennent leur rôle à cœur.

On voit mal en effet comment concilier la défense des Droits de l’homme avec le soutien aveugle accordé par la France officielle à Israël, dont l’actuelle ministre des Affaires Étrangères Michèle Alliot-Marie (qui n’a pas craint par exemple d’avoir recours à la diffamation contre les partisans de la campagne BDS, accusés par elle de boycotter « les produits kasher« ) est un des plus enthousiastes laudateurs.

On parie que ce ne sont pas les « Droits de l’Homme » qui en sortiront vainqueurs ?

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