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La députée Hanin Zoabi exerce un recours devant la Cour suprême israélienne

Hanin Zoabi, députée du parti Balad (socialiste arabe) a déposé une requête devant la Cour Suprême israélienne dans le but d’invalider la décision de la Knesset de la priver de son immunité parlementaire en raison sa participation à la “flottille de la liberté” en mai de cette année, pour forcer le blocus illégal de Gaza.zoabi_h

Selon la requête, qui a été conjointement déposée par le centre Adalah et l’Association israélienne des droits civiques, la majorité juive de la Knesset a outrepassé ses droits en levant l’immunité parlementaire de Hanin Zoabi, puisque cette immunité est précisément destinée à protéger les parlementaires de poursuites en raison de leurs engagements politiques.

En effet, la Knesset a adopté en juillet dernier, par 34 voix contre 16, la levée de l’immunité parlementaire de Mme Zoabi, le retrait de son passeport diplomatique, l’annulation du remboursement de ses frais de déplacement et de son droit à un conseil juridique en cas de poursuites criminelles suite à des activités politiques « illégales », le tout consécutivement à sa présence à bord d’un des navires de la flottille qui fut la cible d’un acte de piraterie sanglante en haute mer par les commandos de marine israéliens, au motif qu’elle projetait de forcer le blocus illégalement imposé à Gaza par l’armée israélienne.

D’après les requérants, déchoir la députée arabe de son immunité constitue un précédent qui permettra à des partis formant une coalition majoritaire au parlement israélien d’exercer des représailles contre les membres des autres partis.

En fait, les mesures votées contre cette députée élue par la minorité arabe d’Israël n’est qu’un élément parmi d’autres d’une vaste offensive de la droite extrême et de l’extrême-droite israéliennes, qui ont introduit au parlement une série invraisemblable de projets de loi qui ont en commun de remettre en question les fondements du système israélien, lequel n’était en tout état de cause “démocratiques” que pour la majorité juive, la minorité arabe étant depuis l’origine de l’État cible d’innombrables discriminations inscrites dans les lois.

Ce que de nombreux observateurs israéliens décrivent comme une dérive accélérée vers un “fascisme ordinaire”.

 

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