L'actu

Khalida Jarrar, membre du CLP, se voit infliger six mois de détention administrative

Addameer - Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network

Le 2 juillet 2017, bien avant l’aube, Khalida Jarrar, membre du Conseil législatif palestinien (CLP), était arrêtée par les forces d’occupation israéliennes. Elle vient de recevoir une ordonnance de détention administrative pour six mois, laquelle a été signée aujourd’hui, 12 juillet 2017, par le commandant de l’occupation militaire en Cisjordanie. Une audience de confirmation se tiendra au tribunal militaire d’Ofer le 17 juillet 2017.

Khalida Jarrar, une figure de proue de la société civile palestinienne, est membre du CLP depuis 2006 et elle dirige la Commission des prisonniers de ce même CLP. Elle fait également partie du comité de direction d’Addameer, l’organisation de soutien aux prisonniers.

Ces dernières années, Khalida Jarrar n’a cessé d’être la cible des forces israéliennes. En juin 2016, elle avait été libérée de prison après y avoir séjourné pendant un an, dont un mois de détention administrative.

Addameer réclame la libération immédiate de Khalida Jarrar, puisque sa détention constitue une attaque manifeste contre les dirigeants de la société civile palestinienne.

En Cisjordanie occupée, l’armée israélienne est autorisée à délivrer des ordonnances de détention administrative contre les civils palestiniens sur base de l’Ordonnance militaire n° 1651. Cette ordonnance habilite les commandants militaires à arrêter un individu pour une période – renouvelable – de six mois, s’ils disposent de « motifs raisonnables de présumer que la sécurité de la région ou la sécurité publique requiert la détention ». Au moment de la date d’expiration, ou juste avant, l’ordonnance de détention est fréquemment renouvelée. Cette procédure peut être reconduite à l’infini.

Cette pratique de détention arbitraire constitue une grave violation des lois internationales et des normes des droits de l’homme, tout particulièrement des articles 78 et 72 de la Quatrième Convention de Genève stipulant qu’un individu accusé a le droit de se défendre. Elle enfreint également l’article 66 de cette même Quatrième Convention, de même que les règles fondamentales d’un procès équitable. Actuellement, plus de 500 Palestiniens sont emprisonnés en détention administrative, sans accusation ni procès.


Publié le 12/7/2017 sur Addameer
Traduction : Jean-Marie Flémal

Trouvez ici les appels à l’action de Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network pour la libération de Khalida Jarrar et Khitam Saafin :

1. Signez la pétition ! Signez et partagez cette pétition qui réclame la remise en liberté immédiate de Khalida Jarrar et de Khitam Saafin.

2. Contactez votre représentant(e) au Parlement ou au Parlement européen. L’attaque contre Khalida est une attaque contre la légitimité parlementaire et l’expression politique palestiniennes. L’arrestation de Khitam est une agression contre le mouvement des femmes palestiniennes. Les parlementaires ont la responsabilité de mettre Israël sous pression afin d’annuler ces ordonnances.

3. Utilisez les ressources de la Campagne pour informer votre communauté, vos parlementaires et autres à propos du cas de Khalida et de Khitam.

4. Protestez en faveur de Khalida Jarrar et de Khitam Saafin devant le consulat ou l’ambassade d’Israël. Apportez des affiches et des tracts à propos de l’affaire de Khalida et de Khitam et organisez une manifestation de protestation ou participez à d’autres manifestations en leur transmettant ces informations importantes. Organisez un événement communautaire ou une discussion, ou incluez l’affaire de Khalida et de Khitam dans votre prochain événement sur la Palestine et la justice sociale.

5. Boycott, Désinvestissements et Sanctions. Réclamez des comptes à Israël pour ses violations du droit international. N’achetez pas de produits israéliens et faites campagne pour mettre un terme aux investissements dans des sociétés qui tirent profit de l’occupation. Informez-vous à ce propos sur bdsmovement.net.

Trouvez tous les articles, publiés sur ce site, concernant Khalida Jarrar et Khitam Saafin ici

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