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Israël veut faire des commémorations de la Nakba un délit pénal

Une proposition de loi, appelée « Nakba Bill » (« projet de loi relatif à la Nakba »), a été approuvée récemment par une commission parlementaire israélienne. Si cette proposition de loi passe à la Knesset, les organisateurs des commémorations de la Nakba pourront être frappés par des sanctions financières.

La Nakba, le mot arabe pour « catastrophe », est le terme utilisé par les Palestiniens pour qualifier le jour de la création de l’État d’Israël. Chaque année au mois de mai, le peuple palestinien rappelle cette « catastrophe ».

335 000 Palestiniens, citoyens d’Israël n’ont toujours pas le droit de retourner dans leurs maisons, sur leurs terres, dans leur communauté et vivent comme personnes déplacées dans leur propre pays.  Les Palestiniens vivant en Israël n’ont pas seulement fait l’expérience de la Nakba en 1948.

Ils la vivent toujours de jour en jour à cause de la discrimination raciale. Ils sont des citoyens de seconde zone, subissent des confiscations de terre et des expulsions forcées, des démolitions de maisons, la discrimination et la ségrégation. Le déplacement forcé de Palestiniens continue toujours dans le Néguev, en Galilée et dans les villes où vit une population « mixte ».

Chaque aspect de la vie des Palestiniens « de l’intérieur » est affecté par le système de la discrimination raciale.

La « proposition Nakba » vise à interdire aux organisations soutenues par le gouvernement de dépenser de l’argent pour les activités commémorant la Nakba. Si elles le font quand même, on déduira de leur budget unb montant égal à dix fois la somme dépensée.

L’année passée déjà, le cabinet israélien avait voté une proposition de loi visant l’interdiction de la commé­moration de la Nakba. Elle préconisait que toute personne qui participe à une commémoration du 15 Mai 1948 s’exposerait à une condamnation de trois ans de prison.

En fait, avec cette nouvelle « proposition Nakba », Israël veut que les Palestiniens renoncent à leur histoire et à leur identité et qu’ils acceptent leur statut de citoyens de seconde zone dans « l’État juif »


D’après un article du « Badil Resource Center» du 3 mars 2010

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