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Israël et les ONG, nouveau tour de vis.

L’État d’Israël vient de serrer un tour de vis supplémentaires à l’égard des ONG qui viennent en aide aux Palestiniens. Il deviendra désormais de plus en plus difficile  pour les coopérants et membres d’ONG d’accomplir leurs missions et leur travail de terrain. Le gouvernement israélien a considérablement durci la réglementation de permis de travail « B1» de façon à décourager  le travail humanitaire au bénéfice des Palestiniens (Le Soir du 21/01/2010).

Il fut une époque où dans d’autres régions du monde, une telle mesure eut été systématiquement dénoncée et vilipendée au sein du monde occidental.

Aujourd’hui, en Israël, depuis l’arrivée qu’au pouvoir y siègent des personnalités d’extrême droite, une bureaucratie tatillonne s’installe et glisse lentement vers un système totalement antidémocratique. Alors que cela n’offusque ni nos élus ni les médias ni les personnalités du monde artistique pourtant si diserts quand il s’agit d’autres régions du monde.

Pourquoi, quand il s’agit d’Israël, un tel silence pudique ? Par culpabilité ? Quelle culpabilité ? De quoi sommes-nous redevables ? Pourquoi se taire devant l’injustice commise à l’égard des Palestiniens sous prétexte que nos prédécesseurs furent complices d’un crime sans nom ? Y-a-il une échelle de valeurs tarifée  dans le domaine de l’injustice ? Certaines injustices sont moins injustes que d’autres ? Être victime d’une injustice,  autorise-t-il à en commettre à son tour de moins graves en se référant à cette échelle tarifaire ?

A moins qu’il y ait d’autres enjeux mais dans ce cas, il convient de nous les énoncer clairement.

Freddy Guidé
Le 21 janvier 2010

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