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Gaza : pour mieux maintenir le blocus, Israël assouplit le blocus

C’est – quel heureux hasard ! – juste avant un entretien entre le Président des États-Unis  et celui de l’Autorité palestinienne, que le gouvernement israélien a annoncé un assouplissement de son blocus contre la Bande de Gaza : Israël va désormais permettre l’importation dans le territoire de “snack foods” (chips, biscuits, fruits en boîte,…), de conserves de fruits, de humous, et de jus de fruits et limonades,… Toutes choses qui jusqu’ici étaient interdites par Israël, au nom bien entendu, de sa sécurité.

Selon Haaretz, “un commerçant palestinien, qui a parlé à Reuters dans la bande de Gaza sous couvert de l’anonymat, a déclaré que des responsables du Hamas ont ordonné aux commerçants de ne pas importer la plupart des articles en provenance d’Israël”. Une variété de marchandises arrivent dans la bande de Gaza via les tunnels sous la frontière avec l’Égypte (laquelle n’est d’ailleurs plus hermétiquement close depuis peu).

Les autorités israéliennes ont déclaré que la semaine dernière, Israël “a transféré 12.413 tonnes d’aide huma­nitaire aux passages frontaliers de Gaza. Les envois incluent 994.000 litres de carburant pour la station électrique de Gaza, 748 tonnes de gaz de cuisine et de huit camions remplis de médicaments et matériel médical”.

Cette formulation, destinée à faire croire qu’il s’agit d’aide humanitaire israélienne généreusement offerte à la population de Gaza est en fait parfaitement trompeuse : soit il s’agit de marchandises payées par les commerçants de Gaza qui l’importent (et cela n’a donc aucun rapport avec une quelconque aide humanitaire, c’est du commerce), soit il s’agit d’aide qui ne provient pas d’Israël (comme par exemple ce que transportait la “flotille de la liberté” arraisonnée avec la sauvagerie que l’on sait).

Il ne s’agit donc que d’aménagements “cosmétiques” du blocus, visant à faire retomber la pression internationale qui s’exerce sur le gouvernement israélien à la suite du massacre commis par ses troupes d’élite à bord du Mavi Marmara.

L.D.

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