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Gaza : l’ONU achève de détruire les obus au phosphore blanc laissés en cadeau par les israéliens

Quinze mois après l’agression sauvage de l’armée israélienne contre la population de la Bande de Gaza, une équipe des Nations-Unies chargée de l’élimination des mines et autres munitions non explosées, baptisée UNMAT, a enfin achevé le destruction des munitions au phosphore blanc disséminées un peu partout.

« Les munitions non explosées [UXO, dans le jargon de l’ONU] les plus répandues trouvées à Gaza sont des mortiers, roquettes, bombes, douilles au phosphore blanc et mines, telles que les mines anti-char M-15 », explique Sheila Black, spécialiste pour l’UNMAT, à Gaza-Ville.

Pendant plus d’un an, l’UNMAT a évalué la menace de contamination sur les 1.642 sites, essentiellement des zones d’habitations, a dit Mme Black.Phosphore et sang pour les palestiniens de Gaza  b

Depuis la fin de l’opération israélienne, plus de 44 accidents – dont 10 mortels – sont liés à des munitions israéliennes non explosées. L’UNMAT a découvert 355 UXO, parmi lesquelles 71 mines anti-char M-15 et 63 fragments de phosphore blanc, de même que 2.100 cartouches d’armes légères.

Des munitions au phosphore blanc supplémentaires ont été remises à l’ONU par les autorités locales.

On voudra bien se souvenir qu’il n’existe pas le moindre char d’assaut à Gaza qui ne soit israélien, et que d’ailleurs l’armée israélienne – surarmée et dotée des toutes dernières technologies américaines  n’a eu à affronter le moindre blindé, la moindre artillerie lourde ni la moindre aviation de guerre ennemie depuis 37 ans !

Le phosphore blanc réagit au contact de l’oxygène et « une fois qu’il est en contact avec l’air, il brûle à de fortes températures, très vite et très profondément, toute substance qu’il touche, y compris le corps humain », dit Mark Russel, chargé des opérations à l’UNMAT. Généralement utilisé sous forme de munitions fumigènes, traçantes et éclairantes, il peut aussi causer de graves brûlures ou même la mort.

Pendant l’agression contre la population de Gaza, en décembre 2008-janvier 2009, l’armée israélienne a abondamment utilisé ce type de munitions pour bombarder des zones où la densité de population est parmi les plus élevées du monde (plus de 3.800 habitants au kilomètre carré en moyenne, contre 302 en Israël et 356 en Belgique), y compris des écoles et des hôpitaux.

 

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