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France : la campagne BDS se poursuit, envers et contre tout

La foire aux armement “Eurosatrory” a été une nouvelle fois l’occasion pour les militants français de la campagne BDS de rappeler le rôle particulièrement pernicieux d’Israël dans le commerce international des armes, et la scandaleuse complicité que lui apportent – pour le plus grand profit de quelques personnages influents – le gouvernement français (celui-ci plus encore que ses prédécesseurs), et d’une manière plus générale la “communauté internationale”.

S’il est évidemment regrettable que d’année en année on soit bien obligé de poser les mêmes constats, il faut en revanche se réjouir de constater que les militants français ne se laissent ni intimider ni décourager par l’agressivité à leur égard du pouvoir actuel, et tout particulièrement du Premier ministre Manuel Valls.

Communiqué de la campagne BDS France.

Le salon international Eurosatory qui se tient tous les deux ans est consacré à la défense terrestre et aéroterrestre. Il aura lieu, du 13 au 17 juin 2016, au Parc des expositions de Villepinte.

En cette période de fortes tensions internationales, d’état d’urgence et de politique va-t-en-guerre de la France, il suscite cette année une mobilisation importante des citoyens qui refusent les politiques militaires destinées à briser la résistance des peuples face aux injustices. Cette vitrine des industries de la mort est en soi choquante et tous les États qui profitent de ce commerce criminel sont à dénoncer.

Parmi eux, Israël, l’un des États les plus dangereux du monde, est à nouveau accueilli.

Nous, militants de la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), tenons à rappeler qu’Israël bafoue constamment le droit international, dont les résolutions de l’O.N.U, impose depuis longtemps au peuple palestinien une politique illégale coloniale, d’apartheid et d’épuration ethnique, pour tenter de l’écraser, et profite de son impunité pour développer ses exportations de matériel militaire et de sécurité. Son argument de vente : « ce matériel répressif est performant, parce qu’il a été testé en situation réelle sur le peuple palestinien ». C’est ce que diront dans les stands d’Israël des militaires passibles de jugements et de condamnations devant la Cour pénale internationale.

Ainsi, les massacres à Gaza de 2014 et les autres politiques répressives d’Israël servent de laboratoire pour les puissances militaires qui cherchent à briser la résistance des peuples qu’elles veulent assujettir. Accueillir de tels marchands d’armes est plus qu’indécent.

Il est nécessaire de dénoncer aussi les nombreux accords de coopération militaire et sécuritaire entre Israël et la France, souvent développés sous le prétexte de collaboration anti-terroriste : les consultations stratégiques bilatérales, les rencontres entre autorités militaires, les échanges d’expertise technique et de savoir-faire au niveau des différentes armées et des services de police, entre les services de renseignements, la coopération industrielle avec création d’entreprises franco-israéliennes, les projets communs dans le domaine de la recherche. En septembre 2015, l’accord entre le Technion, en pointe dans la conception des drones militaires, qui survolent Gaza en permanence, et l’Ecole Polytechnique a soulevé la protestation de nombreux élèves de cette école et de professeurs…

La campagne internationale BDS se développe et remporte de nombreuses victoires, malgré les tentatives d’Israël, et ici du gouvernement actuel, de la criminaliser.

La société civile palestinienne a lancé un appel pour la mise en œuvre d’un embargo militaire international contre l’État d’Israël, jusqu’à ce qu’il respecte le droit international. Nous vous appelons à rallier cette campagne pour l’arrêt de toute relation à des fins militaires et sécuritaires avec Israël.

 

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