Dans l'actu

Finalement, Inge est quand même à Gaza

Inge Neefs est une des quatre jeunes femmes belges qui se trouvaient sur les bateaux de la « Flottille de la Liberté », piratés, arraisonnés par l’armée israélienne le 31 mai, opération au cours de laquelle 9 personnes ont été exécutées par ces militaires.

Actuellement, Inge Neefs vit et travaille à Gaza comme bénévole pour ISM (International Solidarity Movement) et pour le Programme de santé mentale pour la communauté de Gaza.

« ISM soutient la résistance pacifique des Palestiniens contre l’occupation israélienne », explique Inge dans une interview pour le journal « Solidaire » (qui n’est malheureusement plus disponible en ligne – MàJ 2016) .

« Notre travail consiste à signaler les violations des droits de l’homme et les crimes de guerre. Nous participons à des manifestations, nous accompagnons les agriculteurs dans leurs champs lorsqu’ils risquent d’être la cible de violences israéliennes et rendons visite aux victimes de ces violences. » Le Programme de santé mentale pour la communauté de Gaza est une ONG palestinienne spécialisée dans le soutien psychologique apporté en particulier aux enfants, aux femmes et aux (ex-)détenus. Inge les accompagne régulièrement lors de leurs visites à domicile et les aide dans un de leurs centres pour femmes.

Une équipe de la VRT (la télévision flamande)  a retrouvée Inge à Gaza et diffuse aujourd’hui ce reportage sur les ondes : http://www.deredactie.be/permalink/1.932521 [NL].

Inge explique entre autres qu’il est très difficile d’entendre, de « digérer »  tous les récits des gens,  toute cette misère, toute cette souffrance que, parfois, les gens commencent eux-mêmes à trouver normale.
A la question du journaliste, si elle n’a pas peur de vivre à Gaza, elle répond : « Il y a des moments où l’on sent la menace, où l’on ne se sent pas en sécurité et je pense qu’il en va de même aussi pour la population locale. »

Sur son blog, « Inge in het beloofde land » , Inge raconte comment l’armée israélienne prend la bande de Gaza comme cible, comment elle « hante » une zone de 300 m le long de la frontière comme « zone interdite », « no go zone » et qu’elle prive ainsi les agriculteurs de Gaza de plus de 35 % de leurs terres. Comment l’armée tue des bergers, des pêcheurs, des enfants se trouvant dans cette « zone ».

Nous ne pouvons qu’éprouver de l’estime pour cette jeune femme, engagée dans un travail de solidarité, auprès d’un peuple sous l’emprise de cet État colonial, qu’on qualifie aussi de « seul État démocratique dans la région ». 

Inge, wij steunen jou ! Nous te soutenons !

 

Print Friendly, PDF & Email