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Exportations : néant. Un aspect méconnus du siège de Gaza

Lorsqu’il s’agit du blocus de Gaza, on met en général l’accent sur les étroites restrictions imposées par l’occupant israélien en ce qui concerne les importations. D’où la pénurie de matériaux de construction, de médicaments, de nombreux bien de première nécessité. Israël, de son côté, ne craint pas de présenter comme « aide humanitaire » de sa part les camions chargés de vivres qui franchissent les « frontières » de Gaza, alors qu’il ne s’agit que d’opérations commerciales d’où toute considération humanitaire est absente…

Il y a un autre aspect du blocus qui mérite qu’on s’y arrête un instant, car il vise à perpétuer l’asphyxie économique des gazaouites, et donc leur dépendance vis-à-vis de l’aide internationale… dont la propagande sioniste les accuse ensuite de profiter abusivement.

Selon les derniers relevés de l’Office de Coordination des Affaires Humanitaires de l’ONU, les exportations en provenance de Gaza au cours de la semaine du 13 au 19 juillet ont représenté très exactement… zéro camion.

Depuis le début de 2007, la moyenne hebdomadaire a été de sept camions. Avant le blocus israélien, la moyenne était de 240 camions par semaine.

L’opération « Plomb durci », avaient conclu les membres de la commission d’enquête de l’ONU présidée par le juge Goldstone, constituait « une attaque délibérément disproportionnée conçue pour punir, humilier et terroriser une population civile, diminuer drastiquement sa capacité économique locale de travailler et de pourvoir à ses propres besoins, et lui imposer avec toujours plus de force une impression de dépendance et de vulnérabilité… ».

Cette même politique se poursuit, jour après jour, par d’autres moyens.

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