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Et si toi et moi nous devions vivre sous l’occupation israélienne ?

La Centrale Générale de la FGTB

Sous l’occupation israélienne, des Palestiniens sont souvent emprisonnés en raison de leur travail comme avocat ou journaliste, politicien, artiste, dirigeant syndical, activiste… 

C’est pour cette raison que l’asbl Palestina Solidariteit à demandé à diverses personnes originaires d’Europe et exerçant une fonction identique de poser derrière des barreaux afin de dénoncer cette injustice.

___________6540198_orig (Copy)Werner Van Heetvelde (photo), président de la Centrale Générale – FGTB a pris part à cette campagne.

Actuellement, plus de 7000 prisonniers politiques palestiniens sont détenus dans des prisons israéliennes. Depuis 1967, quelque 750 000 Palestiniens ont été arrêtés, de sorte que la quasi-totalité des familles palestiniennes ont connu l’expérience de l’emprisonnement d’au moins un de leurs membres, homme ou femme. 

Environ 700 enfants, dont certains n’ont que 12 ans, sont arrêtés chaque année par les autorités israéliennes. Les sentences typiques prononcées pour jet de pierre sont généralement de un à quatre mois d’emprisonnement pour les mineurs de 14 à 17 ans, avec, dans certains cas, des peines nettement plus longues. 

Interdiction de participer à des rassemblements

Il n’est vraiment pas difficile de se retrouver en prison en Palestine. L’ordonnance militaire nr. 101 criminalise de nombreuses activités citoyennes, parmi elles : l’organisation et la participation à des manifestations, la participation à des assemblées ou à des veillées, le fait d’agiter des drapeaux et autres symboles politiques ou encore l’impression et la distribution de matériel politique. En outre « la détention administrative » donne le pouvoir aux officiers militaires de maintenir un individu en détention pendant six mois maximum avec prolongation pour une nouvelle période de six mois sur base d’informations secrètes sans que l’accusé ne soit présenté devant un juge.

En tant que puissance occupante et signataire de la Quatrième Convention de Genève, Israël est soumis à un certain nombre d’obligations légales, en ce qui concerne les prisonniers. Parmi ces obligations figurent les points suivants :

Ne pas détenir des prisonniers à l’extérieur des territoires sous occupation
Ne pas soumettre les prisonniers à la torture ou à la « coercition physique ou morale ».
Ne pas condamner les prisonniers sans un procès régulier, ce qui comprend le droit à être représentes par un avocat.

Mais Israël viole jour après jour ces structures juridiques. Tous les prisonniers sont détenus dans des prisons situées en Israël. Vu l’extrême difficulté d’obtenir une autorisation d’entrer en Israël, les membres de la famille et même les avocats n’ont souvent que très peu de contact avec leur proche ou leur client. Dans certains cas, les détenus se sont vu refuser des visites pendant des années.

Si les artistes, politiciens, dirigeants syndicaux de Belgique vivaient en Palestine, il y de forte probabilités qu’ils seraient eux aussi derrière les barreaux. Plus d’info sur la campagne sur prisonnierspalestiniens.


Publié le 26 avril 2016 sur FGTB – Centrale Générale

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