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Quelqu’un peut-il espérer échapper à l’accusation d’antisémitisme ?

«Comment est-il possible que cet homme ait pu devenir président des États-Unis ? », s’interroge le New York Post dans un éditorial du 15 janvier [2007]. Tout lecteur peu informé pense à ce moment-là que le quotidien du groupe de M. Rupert Murdoch règle son compte à M. George W. Bush. Il n’en est rien.

«De président raté, il est devenu un ami des tyrans de gauche, détracteur global de tout ce qui peut représenter les intérêts légitimes de l’Amérique.» Mais alors, qui est ce président, «conseiller en relations publiques de feu Yasser Arafat, “diabolisateur d’Israël”», et qui, en outre, «excuse les exécutions massives» ?

La réponse : M. James Carter 1. «Il a dépassé la limite», s’emporte le New York Post, demandant au Parti démocrate de réagir à tout ce que l’ex-locataire de la Maison Blanche peut déclarer.

Qu’a donc fait l’ancien président (1977-1981) pour mériter pareil traitement ? Il a écrit un livre – Palestine : Peace not Apartheid 2. Et, dans celui-ci, il affirme : si la répression se poursuit à Gaza et en Cisjordanie, si Israël ne consent pas à négocier l’existence d’un État palestinien, on pourrait arriver à une situation similaire à celle de l’apartheid sud-africain, « deux peuples occupant la même terre, mais complètement séparés l’un de l’autre, avec les Israéliens en position dominante et privant, de manière répressive et violente, les Palestiniens de leurs droits les plus fondamentaux ». En réponse, l’Anti-Defamation League 3 fait publier des annonces dans divers journaux accusant l’auteur d’être antisémite.

M. Carter a bien répondu qu’il faisait référence à l’impact de la situation sur la Palestine et non à la démocratie israélienne. La comparaison n’en a pas moins provoqué des réactions acérées d’une partie de la communauté juive américaine qui, à l’instar de l’Anti-Defamation League, assimile toute critique des politiques israéliennes à de l’antisémitisme. L’effet fut immédiat : le Parti démocrate écouta les conseils du New York Post. M. Howard Dean, président du parti, et Mme Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, prirent leurs distances avec M. Carter. L’affaire est gênante pour eux puisque, en période électorale, elle les oblige à prendre position sur le conflit israélo-palestinien.

Les lecteurs ne pensent pas la même chose : plusieurs mois après sa publication, le livre continuait à enregistrer un beau succès. Analyste politique américain et directeur du Middle East Project, Henry Siegman estime qu’il s’agit d’une œuvre honnête et sans grandes nouveautés, et que la panique qu’elle a provoquée « révèle l’ignorance de la classe politique américaine, aussi bien les démocrates que les républicains, sur le conflit israélo-palestinien 4 ».

M. Carter, qui rapprocha les positions israélienne et égyptienne en vue de la signature de l’accord de Camp David (1978) 5 concernant le retrait des forces israéliennes de la péninsule du Sinaï, fait état dans son ouvrage de ses souvenirs de voyage et de ses contacts avec les dirigeants de la région, il y a trente ans.

Présentant une explication didactique du conflit, il réalise une compilation équilibrée des propositions de paix existantes, tenant compte de la nécessité d’un État pour chacune des deux communautés et de garanties de sécurité suffisantes pour Israël. Pour qui le lit sans préjugés, le livre critique les politiques du gouvernement de Tel-Aviv, mais n’est pas hostile à ce pays, contrairement à ce que les détracteurs prétendent.

Tant que la répression israélienne continuera, prétend M. Carter, il y aura du terrorisme – affirmation scandaleuse à l’époque de la « guerre contre le terrorisme » ? Il souligne aussi que « la colonisation et le contrôle continus des terres palestiniennes par Israël ont été les principaux obstacles à l’obtention d’un vaste accord de paix en Terre sainte ». Sans oublier de condamner le terrorisme palestinien – mais insuffisamment selon Ethan Bronner, un critique du New York Times  6 —, M. Carter ajoute que, depuis l’accord de Camp David, ce sont les gouvernements israéliens qui ont surtout bloqué le processus de paix. Il évoque en effet comment le premier ministre israélien Menahem Begin fut le premier à refuser l’application de dispositions de l’accord telles que le respect des résolutions 242 7 et 338 de l’Organisation des Nations unies interdisant l’appropriation du territoire par la force, demandant le retrait israélien de Cisjordanie et de Gaza, et « la reconnaissance du peuple palestinien en tant qu’entité politique différente et en droit de déterminer son avenir ».

Par ailleurs, il reprend les thèses selon lesquelles, lors d’un sommet ultérieur, également à Camp David, entre le président des États-Unis William Clinton, le premier ministre israélien Ehoud Barak et Yasser Arafat ( du 11 au 24 juillet 2000), il n’y aurait pas eu de proposition concrète faite à ce dernier sur la construction d’un État palestinien; il serait par conséquent faux de prétendre que le président palestinien a bloqué les négociations, gâchant ainsi une grande chance. Pour avoir réfuté cette idée reçue, M. Carter a été rabroué par M. Dennis Ross, l’envoyé spécial de M. Clinton au Proche-Orient 8. Il est pourtant soutenu par d’autres spécialistes 9.

Obama a été parfois présenté dans la presse aux États-Unis comme “le premier Président Juif” et “le meilleur ami d’Israël”…

« Il existe un sentiment généralisé dans le monde arabe et à travers l’Europe, qui n’est pourtant pas ressenti aux États-Unis, concernant l’absence de considération de notre gouvernement pour la souffrance palestinienne, note M. Carter. Et il n’est pas nécessaire d’être opposé à Israël pour protéger les droits des Palestiniens à vivre dans leur propre territoire et en paix sans être assujettis à une puissance occupante 10» Si ce type d’affirmation est courant en Europe et dans le monde arabe, il est effectivement moins fréquent aux États-Unis.

L’ex-président et directeur du Centre Carter de recherche sur la paix et les conflits précise encore que le gouver­nement de M. George W. Bush a abandonné les Palestiniens à leur triste sort et rappelle qu’Israël bloque les possibilités d’un accord. Le refus des gouvernements de MM. Bush et Olmert de négocier avec le gouvernement de coalition palestinien – Fatah et Hamas – en mars 2007 a dramatiquement confirmé cette réalité.

… ce qui n’empêcha pas qu’il soit aussi caricaturé par les sionistes sous les traits d’un féroce Palestinien sur le point de poignarder dans le dos un paisible soldat israélien en train d’étudier la Torah

Violemment attaqué sur sa référence à l’apartheid, M. Carter a réaffirmé sa position en déclarant : « La solution de rechange à la paix, c’est l’apartheid, non pas à l’intérieur d’Israël, je le répète, mais en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est, le territoire palestinien. C’est dans cette zone que l’apartheid existe sous sa forme la plus mépri­sante, les Palestiniens y sont privés de leurs droits les plus fondamentaux 11»

Face à cet état de fait, M. Carter insiste sur trois conditions pour parvenir à la paix dans la région : des garanties pour la sécurité de l’État d’Israël, la fin de la violence des Palestiniens, et la reconnaissance par Israël du droit de ces derniers à disposer d’un Etat dans les frontières d’avant 1967.

M. Carter a estimé que la vie en Cisjordanie pouvait être « plus oppressante » pour les Palestiniens qu’elle ne l’était pour la population noire sud-africaine : en matière économique, Israël dépend de moins en moins de la force de travail palestinienne en raison des flux migratoires venus d’autres pays; l’occupation de Gaza et de la Cisjordanie mobilise beaucoup plus d’effectifs de sécurité que ceux déployés par le régime sud-africain; enfin, les colons israéliens ont occupé la terre palestinienne et, pour sécuriser leur vie et leurs infrastructures, l’État israélien déploie un système de contrôle sophistiqué envers les Palestiniens.

Dans un long article, Joseph Lelyveld, jusqu’à très récemment directeur exécutif du New York Times et ex-correspondant en Afrique du Sud, considère que Carter fait un usage restrictif du concept d’apartheid lorsqu’il l’applique au problème israélo-palestinien, car il le limite à la séparation entre Israéliens et Palestiniens et à la confiscation des terres par Israël. D’après lui, le problème serait encore plus grave et les similitudes entre l’apartheid et le système israélien plus nombreuses 12.

En comparant les deux situations, Lelyveld remarque que, proportionnellement, Israël s’est approprié autant de territoires que le régime raciste d’Afrique du Sud. Au temps de l’apartheid, existait un système très complexe de permissions destiné à réguler le déplacement des individus selon leur statut légal. Israël l’impose aujourd’hui à travers un régime similaire pour classer et limiter les allées et venues des Palestiniens. Le correspondant à Jérusalem du journal britannique The Guardian, Chris McGreal, ajoute pour sa part qu’« il existe peu d’endroits dans le monde où les gouvernements élaborent une série de lois sur les nationalités et les résidences conçues pour être utilisées par une partie de la population contre l’autre. L’Afrique du Sud de l’apartheid en fut un. Israël en est un autre 13»

Chris McGreal a été également le correspondant du Guardian pendant dix ans en Afrique du Sud. Les comparai–sons qu’il établit entre les aspects de la domination israélienne sur les Palestiniens et ceux de l’apartheid confirment les similitudes non seulement dans les formes d’oppression mais aussi dans la souffrance infligée. Les services publics offerts par la municipalité de Jérusalem, par exemple, sont souvent meilleurs pour les Israéliens que pour les Arabes qui vivent dans la partie annexée de la ville. Peu après la publication dans The Guardian des articles sur les comparaisons et les étroites relations militaires qui existaient entre le régime de l’apartheid et Israël, le Committee for the Accuracy in Middle East Reporting in America (Camera) l’a accusé de mentir et de falsifier des faits pour délégitimer Israël 14.

En réalité, l’accusation qui pèse sur Tel-Aviv de mettre en place un système similaire à celui de l’apartheid est de plus en plus fréquente en Israël même. Pour des personnes critiques du gouvernement – tel le courageux avocat Daniel Seidemann, qui défend les Palestiniens depuis des années en s’appuyant sur les lois israéliennes – et pour les organisations de défense des droits humains, c’est une évidence. Divers auteurs ont exploré ces deux scénarios – apartheid sud-africain et occupation israélienne des territoires palestiniens. La Fondation sociale-démocrate allemande Friedrich-Ebert, par exemple, a publié trois études sur le processus de négociation et de transition sud-africaine et sur les enseignements qui pourraient en être tirés pour parvenir à un processus de paix entre Israël et Palestine 15.

L’exclusion des Palestiniens a débuté en 1948, avec l’expulsion de 750.000 d’entre eux. Cette politique se poursuit par divers moyens de harcèlement destiné à les pousser à abandonner leur lutte pour l’existence d’un État, à partir ou à accepter de vivre dans des zones éloignées, réduits au rang de citoyens de deuxième classe (selon cette interprétation, le retrait israélien de Gaza a été une forme d’enfermement pour sa population).

Dans un livre très documenté, Ilan Pappe décrit les formes répressives et institutionnelles que son pays a utilisées pour déplacer la population palestinienne et la soumettre à un statut de citoyens de seconde zone 16. Allant beaucoup plus loin que l’ancien président Carter, Pappe considère que si le « nettoyage ethnique » signifie « l’expulsion par la force d’une région ou territoire particulier afin d’homogénéiser une population mixte ethniquement » et si « l’intention de cette expulsion est de provoquer l’évacuation de la plus grande majorité de résidents, mettant tous les moyens à la disposition de celui qui expulse », alors Israël a pratiqué cette procédure durant six décennies.

Une situation destructrice pour les Palestiniens mais également pour la société israélienne. Un article de la revue juive Tikkun, publiée aux États-Unis, indique que les idéaux du sionisme – créer un État qui fournisse un refuge à la communauté juive dans le monde et qui soit un modèle de liberté – ont été réduits à néant. « Le rêve sioniste est devenu un cauchemar, déclare Jerome Slater, en partie parce qu’il n’y a pas d’endroit plus dangereux pour les Israéliens qu’Israël et à cause du “péché originel” d’avoir dépossédé les Palestiniens de leur terre 17»

Les critiques de M. Carter à l’égard d’Israël et des États-Unis se retrouvent, en plus détaillées, dans le récent ouvrage de l’Américain d’origine palestinienne Rashid Khalidi, également victime d’attaques systématiques depuis que l’université Columbia lui a attribué en 2003 la chaire Edward-Said et la direction de l’Institut d’études sur le Moyen-Orient de la faculté 18. Dans ses derniers ouvrages, Khalidi décrit la relation existant entre la conception impérialiste des relations américaines avec les Etats du Proche-Orient et la façon dont Tel-Aviv et Washington empêchent la formation d’un Etat palestinien 19. Le New York Post, qui l’a accusé d’antisémitisme en 2004, a également prétendu que la chaire Edward-Said était financée par certains gouvernements arabes.

Le harcèlement dont Khalidi est victime est devenu une pratique de plus en plus fréquente sur les campus universitaires des États-Unis. Diverses organisations, dont certaines étudiantes, sont chargées d’enquêter sur les dires et faits de professeurs qualifiés d’« antisémites », comme dans le cas de Khalidi, et de réaliser des films les accusant et les dénonçant.

L’organisation de Boston The David Project, Center for Jewish Leadership 20 réalisa un film en 2004 sur les supposés harcèlements d’étudiants juifs exercés par les professeurs Joseph Massad et George Saliba, de l’université Columbia 21. Sur le site Internet du David Project, on trouve une sélection de plus de trente articles critiquant le livre de M. Carter.

Il existe également des groupes et des sites chargés d’analyser le travail d’organismes de défense des droits humains et de fondations américaines, pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des politiques antisémites ou des appuis économiques à des organisations palestiniennes.

Accusant Khalidi de « ne pas être objectif  22 », Campus Watch organise de son côté une dénonciation systématique des prétendues déclarations contre Israël et les États-Unis dans les salles de cours. Dans une page internet créée par l’anti-islamiste d’extrême droite Daniel Pipes, les étudiants sont encouragés à fournir des informations sur les professeurs 23.

La tension autour des enseignants critiques à l’égard de Tel-Aviv a augmenté l’an dernier, lorsque deux prestigieux universitaires spécialistes des relations internationales ont publié un essai soulignant que les « groupes de pression juifs » aux Etats-Unis dominaient la politique extérieure américaine au Proche-Orient et que la guerre en Irak n’aurait pas pu avoir lieu sans le climat qu’ils ont créé 24. La réaction fut très dure.

Quelques mois plus tard, l’universitaire britannique Tony Judt, directeur du Remarque Institute (université de New York), spécialisé dans l’étude de l’Europe contemporaine, a également été victime d’une campagne lui prêtant des idées antisémites : il avait soutenu que la seule solution au conflit du Proche-Orient était l’existence d’un État israélo-palestinien intégrant les deux nations 25.

Ayant eu des positions pro-israéliennes dans sa jeunesse, Judt est aujourd’hui considéré comme un traître. En octobre 2006, l’Anti-Defamation League (ADL) exerça des pressions sur le consulat polonais à New York afin de faire annuler une conférence qu’il devait donner dans ce pays. L’annulation déclencha une rude polémique. Pourtant, Judt a réitéré que l’avenir d’Israël était compromis si ce pays continuait sa politique d’occupation répressive en Palestine, dans… un grand quotidien israélien 26.

Mariano Aguirre            

ADDENDUM : En novembre 2016, L’ex-Président Carter c’est adressé publiquement à son successeur Barack Obama – lui même objet d’une haine non dissimulée du gouvernement israélien – pour lui demander de reconnaître un État palestinien avant la fin de son mandat, le 20 janvier 2017. Le site “Le Monde Juif” a titré l’article consacré à cette information «Haine d’Israël l’ancien président américain Jimmy Carter demande à Obama de reconnaître la “Palestine”»…   L.D.


Cet article de Mariano Aguirre a été publié par «Le Monde Diplomatique» en septembre 2007, sous le titre “Israël, l’antisémitisme et l’ex-président James Carter”.

Mariano Aguirre, originaire d’Argentine, était alors responsable du secteur paix, sécurité et droits de l’homme de la Fondation pour les relations internationales et le dialogue extérieur (Fride), à Madrid. Ultérieurement il est devenu directeur général du Norwegian Peacebuilding Resource Centre (NOREF).

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Notes   [ + ]

1. Autrement dit Jimmy Carter – NDLR
2. Jimmy Carter, Palestine : la paix, pas l’apartheid,  Ed. L’Archipel, 2007, ISBN 9782841879762.
3. ADL : organisation de “défense” des Juifs aux États-Unis, connue pour exagérer grossièrement dans sa propagande pro-Israël. C’est encore au Centre Communautaire Laïc Juif (Bruxelles) qu’on en parle le mieux !  – NDLR
4. Henry Siegman, « Hurricane Carter », The Nation, New York, 22 janvier 2007.
5. Les accords de Camp David furent signés le , par le président égyptien Anouar el-Sadate et le Premier minis­tre israélien Menahem Begin, sous la médiation du président Jimmy Carter, après 13 jours de négociations secrètes à Camp David (lieu de villégiature officiel du Président des États-Unis). Ils furent suivis de la signature du premier traité de paix entre Israël et un pays arabe, l’Égypte, en 1979. – NDLR
6. Ethan Bronner, « Jews, Arabs and Jimmy Carter », The New York Times, 7 janvier 2007.
7. Dans cette résolution le Conseil de sécurité souligne “l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la guerre et la nécessité d’œuvrer pour une paix juste et durable permettant à chaque État de la région de vivre en sécurité” – NDLR
8. Dennis Ross, « Don’t play with maps », The New York Times, 9 janvier 2007.
9. Cf. Hussein Agha et Robert Malley, « Camp David : the tragedy of errors », The New York Review of Books, 9 août 2001, www.nybooks.com/articles/14380 ; Tanya Reinhart, Israel-Palestine. How to End the War of 1948, Seven Stories Press, New York, 2002, p. 30-60 ; Alain Gresh, « Le “véritable visage” de M. Ehoud Barak », Le Monde diplomatique, juillet 2002.
10. Entretien entre Amy Goodman et M. James Carter dans l’émission Democracy Now !, 30 novembre 2006.
11.  Ibid.
12. Nous soulignons – NDLR
13. Chris McGreal, « Worlds apart », The Guardian, 6 février 2006.
14. 20 février 2006, www.camera.org/index.asp ?x_context=…
15. Yair Hirschfeld, Avivit Hai, Gary Sussman, Learning from South Africa. Lessons to the Israeli-Palestinian Case, Friedrich Ebert Stiftung et Economic Cooperation Foundation, Herzliya (Israël), 2003.
16.  Ilan Pappe, Le nettoyage ethnique de la Palestine – Ed. Fayard 2008 – ISBN 9782213633961
17. Jerome Slater, « The need not to know » (compte rendu du livre de Tanya Reinhart, The Road Map to Nowhere), Tikkun, janvier 2007, p. 65. Cette revue publia également une interview de M. Carter : « Current thinking », janvier 2007.
18. Rashid Khalidi, The Iron Cage : The Story of the Palestinian Struggle for Statehood, Beacon Press, Boston, 2006.
19. Rashid Khalidi, Resurrecting Empire. Western Footprints and America’s perilous path in the Middle East, Beacon Press, Boston, 2004.
20. Voir aussi, dans le même style “The Canary Mission”, qui se donne explicitement pour mission d’empêcher les étudiants qui militent pour les droits des Palestiniens dans les campus des États-Unis de trouver un emploi après l’obtention de leur diplôme – NDLR
21. Nathan R. Kleinfield, « Mideast tensions are getting personal on campus at Columbia », The New York Times, 18 janvier 2005.
22. Philip Kennicott, « The knowledge that doesn’t equal power », The Washington Post, 13 mai 2004.
23. www.campus-watch.org/article/id/2547. Lire également Joel Beinin, « Surveiller et informer », Le Monde diplomatique, juillet 2003.
24. John Mearsheimer et Stephen Walt, « The Israeli lobby », The London Review of Books, 23 mars 2006.
25.  Tony Judt, « Israel : the alternative », The New York Review of Books, 23 octobre 2003.
26. Tony Judt, « The country that wouldn’t grow up », Haaretz, 18 décembre 2006.