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Quand le vice-président des États-Unis quémandait l’aide financière de l’Arabie Saoudite, se disant victime des sionistes U.S.

Spiro Agnew, un politicien particulièrement réactionnaire qui a été Vice-Président des États-Unis durant trois ans sous la présidence de Richard Nixon (et qui par conséquent aurait pu succéder à celui-ci en août 1974 lors de sa démission à cause du scandale du Watergate s’il n’avait lui-même été contraint à la démission en 1973 à cause d’une affaire de corruption remontant à l’époque où il avait été gouverneur du Maryland dans les années 1960), a quémandé de l’argent auprès de l’Arabie Saoudite afin – disait-il – de «l’aider à continuer à lutter contre les sionistes aux États-Unis».

Spiro Agnew, a révélé le 22 février 2019 la chaîne d’information MSNBC , a écrit une lettre au prince héritier saoudien de l’époque, Fahd bin Abdulaziz Al Saud, dans laquelle il écrivait : «J’ai désespérément besoin de votre soutien financier»

«Votre altesse est déjà au courant des efforts incessants des sionistes  pour me détruire», écrivait Agnew, ajoutant qu’Elliot Richardson, procureur général à l’époque où Agnew était vice-président, l’attaquait car «il ne lui faisait pas confiance» quant à la conduite à tenir par les États-Unis au Moyen-Orient.

Le Vice-Président de Nixon, affirmait encore que la raison des attaques dont il se disait l’objet était que «les sionistes aux États-Unis savaient qu’[il] ne serait jamais d’accord pour laisser persister les faveurs injustes et désastreuses accordées à Israël et que donc ils devaient [le] démettre de [ses] fonctions pour l’empêcher de succéder à Nixon»

Il expliquait encore au prince héritier saoudien que «les sionistes ont orchestré une attaque bien organisée contre [lui] par le biais de poursuites judiciaires, pour [le] saigner financièrement, afin de mettre fin à [ses] efforts pour informer le peuple américain à propos du contrôle qu’ils exercent sur les médias et d’autres secteurs influents de la société américaine».

Spiro Agnew est décédé en 1996. Condamné pour corruption, il n’avait pas contesté cette condamnation, mais dans la lettre adressée au prince héritier saoudien il affirme que «les sionistes l’ont  pris pour cible».

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