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Des ministres israéliens menacent Gaza d’une nouvelle opération «plomb durci»

Dimanche, des ministres israéliens ont laissé planer la menace d’une nouvelle agression militaire contre la bande de Gaza si les tirs de roquettes à partir de ce territoire en direction d’Israël se poursuivent.

« Il n’est pas exclu de lancer une seconde opération « Plomb durci » si l’escalade de violence se poursuit, même si personne ne le veut », a averti Sylvan Shalom, le vice-Premier ministre selon sa porte-parole.

Les escarmouches se multiplient dans la « zone frontière » entre la bande de Gaza et le sud d’Israël. Vendredi, un soldat israélien a été tué, et quatre autres blessés à l’occasion d’un des accrochages entre l’armée d’occupation* et des militants palestiniens. Il est toutefois apparu qu’ils ont été victime d »un tir de mortier de leur propre armée, provoqué par « un mauvais fonctionnement d’un logiciel » selon Haaretz.

Un tir de mortier parti de la Bande de Gaza a causé des blessures sérieuses à un travailleur de nationalité thaïlandaise** à proximité du kibboutz de Nahal Oz. Quatre Palestiniens ont été tués par l’armée d’occupation en Cisjordanie depuis le début de l’année, dont 3 « non-combattants » parmi lesquels un homme âgé abattu de 14 balles dans son lit, en plein sommeil, à Al-Khalil (Hébron).  En décembre, les attaques israélienne sur Gaza avaient fait 13 victimes palestiniennes.

Comme le note Haaretz, l’Autorité Palestinienne a de plus en plus de mal à justifier aux yeux de la population son étroite coopération avec l’occupant en matière de « sécurité » (puisqu’il ne s’agit que de la sécurité de la puissance occupante, et non de celle des Palestiniens).

Il y a peu, le leader palestinien, Marwan Bargouti, toujours emprisonné par Israël, a lancé un appel à la réconciliation entre l’A.P. et le Hamas, et a exhorté la population à accroître la « résistance populaire« .

De son côté, le Hamas semble avoir entrepris des pourparlers avec des factions palestiniennes afin d’obtenir qu’elles cessent les attaques à la roquette ou au mortier en direction du territoire israélien.


* la Bande de Gaza est toujours occupée, quoique l’armée israélienne prétende s’en être unilatéralement retirée : seules ont été modifiées lors de ce « retrait » les modalités de l’occupation, qui se fait désormais « de l’extérieur », à la périphérie du territoire, à l’intérieur duquel l’armée israélienne ne se prive d’intervenir quand elle l’entend.
** Israël a massivement importé des travailleurs asiatiques et est-européens pour faire face aux besoins en main d’œuvre à (très) bon marché de son économie, après l’interdiction faite à la grande majorité des Palestiniens de travailler en territoire israélien.

 

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