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Confirmation : les Israéliens au coeur du trafic international d’organes

C’est le très réactionnaire Jerusalem Post qui l’annonce : des Israéliens étaient à la tête d’un réseau de trafic international d’organes humains. Huit personnes, dont plusieurs Israéliens, ont été arrêtées en Ukraine.

Selon le chef local du Département de lutte contre le trafic d’organes – précise le Jerusalem Post – la cellule démantelée, à la tête de laquelle se trouvait un Israélien arrêté le mois dernier, opérait en Ukraine, ainsi que dans d’autres pays d’ex-Union soviétique, depuis les trois dernières années.

Les trafiquants revendaient essentiellement des foies (ou des reins, selon d’autres médias), à des Israéliens entre autres, pour des somme allant jusqu’à 200.000 $ (les “donneurs” touchaient pour leur part 10.000$). Les opérations de transplantation qui suivaient s’effectuaient en grande partie à Kiev, ainsi qu’en Azerbaïdjan et en Équateur.

En avril, six personnes avaient déjà été arrêtées en Israël pour avoir piégé des individus en les convainquant de faire don de certains organes en échange de fausses promesses d’argent. Les trafiquants auraient également organisé des opérations de transplantation, dont les conditions ont conduit à des complications médicales chez les receveurs, toujours selon le quotidien israélien.

Les accusés auraient publié des annonces dans des journaux locaux, promettant 100.000 dollars pour les dons de reins. Dans certains cas, les personnes dupées n’auraient perçu que 10.000 dollars. D’autres n’auraient même rien obtenu du tout.

En 2008, le trafic d’organes ainsi que la réalisation de profits pour des opérations de transplantation ont été déclarés illégaux par la Knesset. Conformément à la loi, les opérations peuvent uniquement être effectuées par le Centre national des transplantations et du don d’organes.

On se souvient cependant que des accusations ont été portées à plus d’une reprise contre l’armée israélienne, accusée d’être mêlée à des trafics d’organes prélevés clandestinement sur les cadavres de Palestiniens qu’elle avait tués (du producteur au consommateur, en quelque sorte).

Des familles palestiniennes avaient relevé des cicatrices plus que suspectes sur les corps de leurs défunts.

Un quotidien suédois, le Aftonbladet, avait relayé des témoignages de Palestiniens, et avait bien entendu été aussitôt la cible d’une intense campagne de dénigrement, et taxé d’antisémitisme. Cette affaire avait provoqué une véritable crise diplomatique entre Israël et la Suède, qui – c’est un comble – était mise en accusation !

Un porte-parole du ministère israélien des Affaire étrangères avait parlé d’un article “tellement ouvertement raciste et propice à déclencher des crimes racistes que nous pensons que les autorités doivent s’occuper de cette affaire ” (Le nouvel Observateur).

Quelques mois plus tard, il était devenu impossible de nier l’évidence, et Israël devait donc « faire la part du feu » et admettre que des trafics d’organes ont bien eu lieu : des organes ont été prélevés clandestinement, et en tous cas sans l’autorisation des familles, sur les cadavres de victimes palestiniennes de la répression israélienne.

Puisqu’il n’était plus possible de nier en bloc, la propagande israélienne s’efforça dont de minimiser. Les faits n’étaient que des agissements individuels appartenaient à un passé révolu. Les vols d’organes furent requalifiés en « pratiques informelles« , puis le ministère de la santé prétendit que les familles avaienrt bien donné leur accord, mais ne put évidemment ni en apporter le moindre début de preuve ni expliquer pourquoi, dans ce cas, les prélèvements avaient été dissimulés (par exemple après prélèvement des cornées des yeux des défunts, les paupières étaient cousues).

Nous l’écrivions à l’époque, et cette conclusion est plus pertinente que jamais :

« Placées devant l’évidence de leurs mensonges, les autorités israéliennes font la part du feu en admettant le strict minimum de ce qu’il n’est plus possible de nier. En attendant, très probablement, de devoir concéder petit à petit d’autres lambeaux de vérité, qui renforceront cette réalité aux multiples visages : la société israélienne, prisonnière de l’idéologie sioniste fondamentalement raciste, ne traite pas les Palestiniens comme des humains.

Tantôt ce sont des indésirables gêneurs dont elle cherche par tous les moyens (notamment en leur rendant la vie insupportable pour qu’ils émigrent) à se débarrasser, tantôt ce sont des « ressources » au même titre que l’eau qu’elle leur vole, que la terre qu’elle leur confisque, que leur travail qu’elle exploite dans des conditions qu’on a peine à imaginer dans un pays industrialisé.

Et qu’on ne raconte pas que « cela a cessé il y a dix ans« , et que « cela n’arrive plus« . De mille manière, cela se produit tous les jours. Leur exploitation post mortem n’est que le prolongement horrifiant de leur exploitation et de leur humiliation de leur vivant.»

Cette fois c’est en Ukraine que ces pratiques sont mises au jour. Reste à voir comment les spécialistes de la hasbara vont se débrouiller pour faire passer ces agissements comme des preuves que le principe de « tikkoun olam » n’est pas un vain mot… On leur fait confiance, ils vont trouver.

 

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