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Comment la Belgique viole ses obligations internationales en participant à “Law Train”

Il n’est pas simple d’expliquer en quoi chaque citoyen en Belgique devrait se sentir très concerné par le programme “Law Train”, financé par l’Union Européenne, et auquel collaborent notamment l’université de Leuven (KUL) et le Parquet fédéral belge (Service Public Fédéral Justice), pour le plus grand profit de la police israélienne, “interna­tionalement connue pour pratiquer la torture sur une grande échelle” comme le rappelle Alexis De Swaef, le Président de la Ligue des droits de l’Homme.

Qu’est-ce qui se cache derrière l’intitulé “Law Train”, quelque peu énigmatique pour des francophones (le terme “Train” n’ayant ici rien à voir avec le transport ferroviaire, mais tout avec l’entraînement à des techniques policières d’interrogatoire) ?

La Plate-forme Charleroi-Palestine a invité Alexis De Swaef a venir expliquer de quoi il s’agit, et en quoi la Belgique viole ses obligations juridiques internationales en participant à “Law Train” lors d’une rencontre qui a eu lieu à Charleroi il y a quelques jours. Il a reçu, pour ce faire, le renfort de Reine Meylaerts, professeur à la KUL, et d’une animatrice de la campagne “STOP LAW TRAIN”.

Le “blanchiment” d’Israël et par Israël

Demandons en premier lieu à Reine Meylaerts de nous indiquer ce que que contient le programme “Law Train”, qui en sont les partenaires, qui le finance, qui en bénéficie… et l’illusion du “contrôle éthique” qui a prétendument été exercé sur ce projet. 

La parole à Reine Meylaerts (12′)

      LawTrain_3mai17-ReineMeylaerts

Alexis De Swaef explique excellemment en quoi, dans cette affaire, la prétendue coopération internationale dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, qui “justifierait” que l’on ne se montre par trop regardants sur les principes, n’est qu’un misérable alibi. De l’aveu même du Parquet fédéral belge, l’impact concret de “Law Train” est purement anecdotique. Officiellement, il ne s’agit pas du terrorisme mais surtout de trafic de drogue international, et cela ne porterait que… sur 5 ou 6 dossier par an. Autant dire quasiment rien.

La Belgique, tout comme l’Union Européenne, n’a donc aucune excuse pour violer comme elle le fait les obligations juridiques auxquelles elle a souscrit, et il est important que les citoyens le rappellent encore et encore au gouvernement.

Passons la parole à Alexis De Swaef (pour 24′) : 

      LawTrain_3mai17-AlexisDeSwaef

Plus que jamais, le mot d’ordre pour tous les démocrates – indépendamment de ce qu’ils pensent de la cause palestinienne, d’ailleurs – est donc : 

STOP LAW TRAIN

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