Dans l'actu

Chami : « Notre obsession est de mettre fin à l’occupation israélienne ».

Le ministre libanais des Affaires étrangères et des Émigrés, Ali Chami, a espéré hier que la nouvelle année soit celle de « la libération de toutes les terres libanaises de l’occupation israélienne, les fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et la partie libanaise du village de Ghajar ».

« Notre obsession est de mettre fin à l’occupation israélienne conformément aux résolutions internationales », a-t-il dit, insistant sur la nécessité « de voir le Liban recouvrer sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, dans un souci de paix, d’unité et conformément à la résolution 425 ».

Affirmant que le Liban respecte à la lettre la [résolution] 1701, M. Chami a accusé Israël « de violer quotidien­nement cette résolution par air, mer et terre, et par le biais de réseaux d’espionnage qu’il a implantés dans certaines régions libanaises ». Et le ministre de dénoncer également « les menaces israéliennes répétées qui ne constituent pas un risque pour la seule sécurité du Liban, mais pour l’ensemble de la région, et donc pour la paix et la sécurité internationales ».

Le ministre Chami a, de plus, estimé que « les intimidations constantes sur la question des armes de la Résistance ne pousseront en aucun cas le Liban à se défaire de son droit à libérer son territoire occupé ou à se défendre en cas d’agression ». Il a invité à ce propos la communauté internationale « à faire pression sur Israël pour le forcer à appliquer la résolution 1701 ».

Concernant le rôle qu’entend jouer le Liban en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité dès janvier, Ali Chami a précisé que « ce rôle permettra au Liban d’élever sa voix haut et fort pour ses propres causes et les causes arabes, notamment pour la cause palestinienne, de même que pour la justice et la paix dans le monde. Réaffirmant l’attachement du Liban aux lois internationales, le ministre a également souligné que le pays redoublera d’efforts pour réactiver le processus de paix dans la région, « dans le respect des droits du peuple palestinien, son droit à décider de son sort, son droit au retour et son refus de l’implantation ». M. Chami a enfin insisté sur la nécessité de renforcer les relations libano-syriennes.


L’Orient-le jour le 04/01/10

Print Friendly, PDF & Email