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BDS : l’université de Johannesbourg va rompre avec l’Université Ben Gourion

La presse sud-africaine tenait pour acquise, lundi, la décision de l’Université de Johannesbourg de rompre tout lien avec l’Université Ben Gourion (Israël), dans la campagne BDS internationale, pour imposer des sanctions à Israël tant que cet État ne respectera pas les droits les plus élémentaires du peuple palestinien.

Au cours des derniers jours, le Prix Nobel de la Paix Desmond Tutu, l’écrivain Breyten Breytenbach ou encore le grand politologue Mahmoud Mandani sont venus ajouter leur nom à une longue liste d’universitaires de tout le pays pour exiger la rupture. Le vote du Sénat (équivalent du conseil d’administration) de l’Université de Johannesbourg, réuni sur son campus de Soweto, doit intervenir mercredi.

C’est aux beaux jours de l’apartheid que l’Université Ben Gourion, fidèle alliée de l’Afrique du Sud raciste jusqu’à ses derniers jours, avait engagé la coopération, laquelle a cependant perduré jusqu’à aujourd’hui.

Les auteurs de la pétition rappellent que même sous le régime des suprématistes blancs, il s’était trouvé en Afrique du Sud des établissements universitaires pour entrer en rébellion contre l’apartheid.

Alors, en annonçant le prochain boycott de l’Université Ben Gourion, ils préviennent que la rupture restera en vigueur tant que celle-ci ne fera pas un minimum : une déclaration ouverte contre l’occupation des territoires palestiniens, et la suppression des facilités universitaires aux militaires qui assurent l’occupation.

L’Université Ben Gourion entretient de multiples liens avec le complexe militaro-industriel israélien, et de ce fait, « soutient structurellement et facilite l’occupation israélienne », notent les signataires de la pétition. « Les Amis sud-africains de l’Université Ben Gourion », un appendice du CRIF local, n’ont pas voulu faire de commentaire à la presse, pressentant apparemment que les dés étaient jetés.

CAPJPO-EuroPalestine

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