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BDS : face aux menaces et aux rodomontades de Valls, les militants français ne baissent pas les bras !

Rassemblement des militants BDS à Marseille, nouvel appel au boycott des produits israéliens par des personnalités, lancement d’une pétition et les actions qui continuent … C’est clair : ni les poursuites judiciaires, ni les décisions fort contestables de la Cour de Cassation, ni les menaces d’Emmanuel Valls de prendre des mesures contre les manifestations BDS… ne font reculer les militants français.

Ce samedi 21 janvier le comité BDS de Montpellier se trouvait devant un magasin du quartier Celleneuve à Montpellier et appelait les clients à boycotter les produits israéliens.

Ci-dessous l’interview du porte parole du comité BDS de l’Hérault, José Luis Moraguès

Plutôt dans le mois, un rassemblement  BDS a eu lieu à l’opéra de Paris à l’occasion de l’invitation de la troupe de danse israélienne Basheva à l’initiative de CAPJO-Europalestine et d’autres associations.

L’Opéra de Paris avait invité la troupe de danse israélienne Batsheva à se produire à Paris malgré le fait que dans tous les pays où elle est passée, cette troupe a été dénoncée comme un instrument de propagande destiné à masquer l’apartheid israélien et à blanchir les crimes de l’occupation.  Aux États-unis, en Angleterre, en Écosse, en Australie comme au Chili, les militants pour les droits de l’homme ont fait la démonstration que les danseurs de Batsheva – qui n’a pas recruté un seul danseur arabe depuis sa fondation en 1964 – sont financés et soutenus par le gouvernement israélien, et sont parfaitement conscients du rôle qui leur est imparti.

Parmi leurs sponsors de la troupe, des entreprises d’armement israéliennes, Eastronics et IDB International, de même que le KKL, fer de lance de la politique de confiscation des terres palestiniennes.

Une manifestation (autorisée) tout ce qu’il y a de pacifique, destinée à contester la politique criminelle d’un gouvernement étranger… quoi de plus banal à Paris ? Il doit y en avoir des dizaines, sinon des centaines, par an.

Mais comme il s’agit d’Israël, c’est plus que n’en peut supporter Manuel Valls, qui – s’exprimant devant “les Amis du CRIF” – a promis de nouvelles atteintes à la liberté d’expression dans une France où l’état d’urgence ne prendra fin, a-t-il promis (cette fois sur les antennes de la BBC), ne prendra fin que quand la défaite de Daesch sera acquise. 

La virulence des réactions des milieux sionistes – à commencer par celle de Valls – tant en France qu’en Israël démontre qu’en dévoilant les stratégies de “blanchiment” de l’apartheid par la culture les militants BDS appuient où ça fait mal.

C’est clair : en France, on ne lâche rien !

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