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La Ville de Charleroi fait amende honorable sur un point important

Une délégation de la Plate-forme Charleroi-Palestine a été reçue ce jeudi 14 janvier par M. Olivier Dubois, chef de cabinet adjoint de Paul Magnette et de l’échevine déléguée Françoise Daspremont (qui pallie l’absence de P. Magnette en raison de son cumul de fonctions).

Cette rencontre faisait suite à nos protestations suite à l’exigence de la police de se faire communiquer le contenu d’un tract préalablement à l’octroi d’une autorisation de manifester, que nous avons dénoncée comme illégale et constituant un abus de pouvoir manifeste.

M. Dubois nous a assuré que telle n’avait jamais été la volonté de la Ville de Charleroi, et nous a remis une lettre de l’échevine déléguée, adressée à Myriam De Ly, que voici  (cliquez sur une des images pour télécharger le document au format PDF):

Daspremont1_14jan2016

Daspremont2_14jan2016

Abstenons-nous d’ergoter sur le fait qu’il est stupéfiant d’entendre le cabinet du bourgmestre de la plus grande ville de Wallonie, chef de la police locale, invoquer l’ignorance de principes fondamentaux du droit et les vacances pour expliquer cette “bavure”. Précisons aussi que, contrairement à ce que laisse entendre cette lettre, l’action plus ou moins improvisée de la Plate-forme qui a eu lieu le 27 décembre n’était en rien celle pour laquelle une autorisation avait été demandée, et que nous avons bel et bien été empêchés de mener à bien.

Au cours de cet entretien, nous avons expliqué à M. Dubois à quel point il nous est devenu intolérable qu’à chaque occasion, depuis des années, certaines éléments de la police carolo se sentent obligés (ou se croient permis) de soupçonner ouvertement les défenseurs de la cause palestinienne de vouloir se livrer à «des incitations à la haine ou à la violence» et se permettent d’invoquer, dans les communications qu’ils adressent à l’autorité politique, des «incidents» passés qui n’existent que dans leur imagination, leurs préjugés ou leur idéologie.

Nous prenons donc acte des déclarations de bonnes intentions exprimées au nom de la Ville de Charleroi et nous attendons qu’elles se traduisent en actes.

Ceci n’ayant pas de rapport direct avec la procédure en cours devant le Conseil d’État à propos de l’Arrêté de police du 15 juillet 2015 – à propos duquel nous entendons les regrets exprimés oralement à l’Hôtel de Ville tout en lisant le mémoire déposé par les avocats de la Ville – cette procédure se poursuit évidemment.

L.D.

P-S  : cette affaire a aussi été abordée lors du conseil communal du 25 janvier 2016. Voir ici

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