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BDS : action « pas de dattes israéliennes » à Châtelineau

A quelques heures du début du Ramadan, de nombreuses familles musulmanes achètent des dattes, dont la consommation est traditionnellement importante en cette période.

C’est donc le moment de leur rappeler de quoi elles se rendent inconsciemment complices si elles achètent des dattes de provenance israélienne, et plus particulièrement des immenses plantations de palmiers-dattiers installées par l’occupant israélien sur des terres volées dans la vallée du Jourdain.

Revoici donc les explications que nous a données Raëd Abuyussuf, de l’organisation de défense des travailleurs palestiniens « Kav LaOved« . Ce qu’il décrit, en connaissance de cause, c’est une exploitation proche de l’esclavage : des salaires de l’ordre de 1€ de l’heure (sans sécurité sociale, sans pensions de vieillesse), des conditions de travail moyen-âgeuses,… *

La défense des droits élémentaires des ouvriers palestiniens dans les colonies from Luc Delval on Vimeo.

C’est pourquoi, ce samedi et dans les quelques semaines qui viennent, des militants de la « Plate-forme Charleroi-Palestine » se rendent au marché de Châtelineau, fréquenté par de nombreuses familles musulmanes de la région, pour leur expliquer qu’il faut absolument éviter de s’approvisionner en dattes d’origine israélienne. Sont notamment à fuir comme la peste les marques :

(liste non limitative, bien entendu).

Accessoirement, au cours des actions BDS sur le marché de Châtelineau, nous distribuons des dattes provenant d’autres pays de production, de qualité équivalente à celle des dattes issues de la colonisation de la Palestine.

Rappelons que c’est la société civile palestinienne qui est à l’origine de la campagne « BDS«  (Boycott, Disvestment, Sanctions), et que l’argument selon lequel les actions de boycott font du tort en premier lieu aux travailleurs palestiniens est donc totalement irrecevable.


* Précisons que la production israélienne de dattes a été, en moyenne entre 2000 et 2006, de 14.685 tonnes par an (et non de « millions de tonnes » comme évoqué dans l’interview). C’est de « milliers » de tonnes supplémentaires avec les plantations en cours et non de « millions » qu’il fallait parler.

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