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Alliot-Marie pas la bienvenue à Gaza

La ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie – celle-là même qui il y a quelques jours, au moment où les Tunisiens affrontaient la police du dictateur Ben Ali pour conquérir leur liberté, lui proposait le « savoir faire mondialement reconnu de la France en matière de maintien de l’ordre » – est en visite en Israël, et s’est rendue ce vendredi dans la Bande de Gaza.

Au point de passage de Erez, elle a été accueillie par une manifestation de plusieurs dizaines de palestiniens, qui ont bruyamment manifesté leur réprobation contre l’attitude de la ministre française qui, la veille, avait rencontré la famille du soldat israélien Gilad Shalit, prisonnier de guerre à Gaza depuis 2006. Les manifestants ont bloqué son cortège en se couchant sur la route, ils ont sauté sur le capot de sa voiture et l’ont quelque peu secouée.

Le gouvernement français ne cesse depuis des années de multiplier les marques de sollicitude à propos de Shalit, membre d’une armée d’occupation fait prisonnier (et non pas “kidnappé” comme on lit dans la presse française comme s’il s’agissait d’un enlèvement d’enfant pour réclamer une rançon aux parents) par une organisation de résistance, tandis qu’il traite avec le plus grand dédain Salah Hamouri, qui a lui aussi la nationalité française, et qu’Israël a condamné à 7 ans de prison sur base de vagues soupçons, sans parler du sort de milliers de prisonniers palestiniens qui croupissent dans les geôles israéliennes depuis des années, souvent soumis à la torture.

La police du Hamas a dispersé les manifestants et permis au cortège de voitures d’Alliot-Marie d’entrer dans la Bande de Gaza.

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