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Ahava sur le point de passer sous le contrôle du groupe chinois Fosun

Une délégation d’hommes d’affaires chinois est arrivée en Israël afin de conclure le rachat de Ahava, le producteurs de produits cosmétiques connu pour l’exploitation des ressources naturelles de la Mer Morte, en violation des droits des Palestiniens, ce qui en fait une des cibles privilégiées de la campagne BDS.

Un accord sur la vente de l’entreprise, pour un montant de l’ordre de 290 millions de shekels (76,4 millions de dollars US) sera signé dimanche prochain, annonce Haaretz. La transaction a été notifiée à la Bourse de Tel Aviv parun actionnaire de l’entreprise. Le nom de l’acheteur n’a pas été officiellement communiqué, mais – selon Haaretz – il y a plusieurs mois que l’on sait que des négociations sont en cours avec Fosun.

Ahava exporte dans 30 pays ses produits cosmétiques, à base de boues riches en minéraux extraites de la Mer Morte. L’usine de Ahava est implantée au kibboutz Mitzpeh Shalem, qui se trouve sur le territoire de la Cisjordanie.

En mai de l’année dernière, Ahava avait fait connaître son intention de délocaliser son usine à l’intérieur des “frontières de 1967”, à proximité du kibboutz Ein Gedi. Mais l’entreprise a toujours nié que cette décision soit le résultat de la pression exercée par BDS.

Les principaux actionnaires israéliens de Ahava sont d’une part la famille Livnat, et d’autre part le kibboutz Mitzpeh Shalem, qui détiennent l’un et l’autre 35% du capital. Shamrock Holdings, un “véhicule d’investissement” de la famille de Walt Disney, contrôle 18%, et le kibboutz Kalia détient 12% conjointement avec une association de kibboutzim de la Mer Morte.

Il y a quatre ans, Abigail Disney – une des actionnaires de Shamrock, avait renoncé à percevoir sa part dans les profits que la famille Disney tire de Ahava afin de protester contre la localisation de l’usine. “De récentes documents émanant de l’Administration Civile israélienne [1] démontrent que des boues de la Mer Morte sont utilisées par les laboratoires Ahava pour la fabrication de ses produits proviennent des rives de la Mer Morte occupées, ce qui est en contradiction directe avec les dispositions des conventions de La Haye et les Conventions de Genève, qui interdisent l’exploitation des ressources naturelles de territoires occupés”, avait-elle déclaré dans un communiqué à l’époque.


Source : Haaretz

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