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700 universitaires et artistes belges s’adressent à tous les membres des différents parlements

Dans une lettre ouverte du 21 février 2018 adressée à tous les membres de la Chambre des représentants, du Sénat et de tous les parlements régionaux, sept cents universitaires et artistes réunis dans le cadre de la Campagne belge pour un boycott académique et culturel d’Israël (BACBI) ont demandé la libération d’Ahed Tamimi et de centaines d’autres enfants palestiniens des prisons israéliennes.

Extrait

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Soutenu par l’adhésion de près de 700 universitaires, publicistes et artistes belges, le BACBI (Campagne belge pour un boycott académique et culturel d’Israël) est déterminé à aider à instaurer par des moyens démocratiques et pacifiques la liberté et les droits fondamentaux, y compris le droit à l’autodétermination, du peuple palestinien : ses hommes, ses femmes et enfin et surtout ses enfants.i

Au nom du Comité coordinateur nous vous écrivons afin de solliciter votre soutien et votre intervention en faveur de la remise en liberté de centaines d’enfants palestiniens emprisonnés en ce moment en Israël. Contrairement au droit international et aux dispositions de la Convention internationale des droits de l’enfant (1989),ii ils sont persécutés et exposés aux abus physiques et psychologiques.

En particulier, nous vous demandons votre soutien et votre solidarité avec la jeune Ahed Tamimi. Le 19 décembre 2017, lors d’un raid nocturne par les forces d’occupation israéliennes elle a été enlevée brutalement à sa famille et emprisonnée, sans droit de visite (sa mère, Nariman Tamimi, cherchant des informations sur sa fille au poste de police, a été emprisonnée elle aussi). Traduite devant un juge militaire après deux semaines de détention, le 1er janvier, elle est désormais accusée de 12 chefs d’inculpation au total, y compris d’ « incitation », de « participation à des émeutes violentes », de provocation sur les réseaux sociaux, d’infractions liées à cinq autres altercations avec des soldats israéliens auxquelles elle aurait pris part au cours des deux dernières années.iii Toutes ensemble, les inculpations lui font courir un risque de 12 années de prison. L’expérience a montré que les tribunaux militaires israéliens ont un taux de condamnation de 99,74 %.

Lisez l’entièreté de la lettre ici

 

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